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POURQUOI AVOIR CHOISI LA LOCALITE DE SINDOU
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Dans le chapitre d'introduction, je parle de la localité de Sindou au Burkina Faso, choisie pour être le site d'accueil du laboratoire de type
"bioltrop". Différentes raisons ont orienté ce choix :
Critères de choix du lieu de l'action :
- Hôpital de bonne taille, avec bloc opératoire et hospitalisation
- Petit laboratoire déjà en place
- Présence d'un technicien de Laboratoire
- Zone enclavée ou mal desservie
- Électricité intermittente et/ou pas de connexion au réseau (groupe
électrogène)
Nous avions certaines relations au Burkina Faso, entre autre l'antenne de la
Coopération Française dans le domaine médical à Bobo-Dioulasso (Projet HCK,
Dr Robert Cazal). Sur les sept districts que compte la zone couverte par le
Projet HCK, (voir les cartes) 3
auraient pu être choisis (Sindou, Dandé, Orodara). Le district de Sindou nous
a semblé répondre le mieux à tous ces critères, étant bien plus isolé (les
2 routes arrivant à Sindou ne sont pas goudronnées).
De plus :
- L'Hôpital de Sindou venait d'être créé (1997) à la place du centre de
santé qui s'y trouvait, suite à un redécoupage sanitaire du pays, qui a
séparé l'ancien gros district sanitaire de la Comoé en deux plus petit :
le nouveau district de la Comoé (siège : Banfora) et le district de la
Leraba (siège : Sindou).
- Cet Hôpital a été agrandi en 1999 avec la création d'un bloc
opératoire (encore non fonctionnel en Octobre 1999) et la venue prochaine
d'un deuxième médecin et d'un infirmier anesthésiste, de nouvelles
unités d'hospitalisation, d'un château d'eau, d'un incinérateur et de
sanitaires (voir les photographies de
l'Hôpital).
- En plus de tous ces aménagements, le district de Sindou est toujours
soutenu par le Projet HCK et d'autre partenaires (entre autre Handicap
International). Une certaine dynamique y est donc insufflée de toute
part, il était bon d'y prendre part afin de bénéficier de l'effet
potentialisateur et non simplement synergique des différents partenaires
présents.
Nous avons été aidé ensuite par différents facteurs humains :
- Le Médecin-chef, le Dr Saïdou Ouedraogo, et son équipe
médicale ont été très intéressés par le projet, ainsi que le
Directeur Régional de la Santé de la région de Banfora, le Dr Ibrahim
Bassane. Tous deux on fait en sorte que le projet perdure après notre
départ.
- Le technicien de laboratoire, Sintere Sanou, possède une solide formation
en technique de laboratoire, et était limité dans son travail par une
simple question de matériel.
- Nous savions qu'un pharmacien biologiste français, ancien membre de
Biologie Sans Frontières allait venir passer une semaine à Sindou au cours
de l'été 2000, pouvant par là réaliser une petite évaluation à
mi-course, voire un petit recyclage, nous permettant de rectifier le tir
lors de problèmes rencontrés sur place, et ce avant un an d'évaluation
proprement dite.