La grande majorité des points négatifs de l'action vient du peu de temps
que nous avons pu consacrer à nos différentes activités. Sur 3 semaines de
séjour au Burkina Faso, nous avons presque passé une semaine à Ouagadougou en
attente de notre fret (bloqué on ne sait pourquoi à Bruxelles) puis en attente
de dédouanement. Ensuite sur les deux semaines restantes, entre les journées
de voyage et les différentes rencontres à Bobo-Dioulasso, nous n'avons pu
passer que 10 jours effectifs à Sindou, soit la moitié de la durée totale de
la mission.
Le manque de fond nous conduisant à prendre les jours de mission sur nos
vacances, la durée des missions se trouve fortement raccourcie.
Les nombreuses qualités médicales et techniques du personnel de l'Hôpital
de Sindou nous ont permis cependant de mener à bien cette mission malgré le
faible temps imparti.
Niveau médical et technique
- Formation insuffisante du technicien de laboratoire, comme l'atteste
quelques courriers reçus peu de temps après la mise en place. Un réponse
rapide essayant d'éclaircir plusieurs points fût envoyée, et un membre de
Biologie Sans Frontières pût passer quelques jours à Sindou au mois de
Mai 2000 pour poursuivre cette formation, hélas encore une fois trop
courte.
- Formation trop insuffisante du personnel de nettoyage. Pas de fiches
techniques claires et plastifiées, pas assez de suivi et de travail
quelques jours en parallèle.
- Formation quasi-inexistante des infirmiers des dispensaires
périphériques (une demi-journée à 20 !). Formation très faibles des
infirmiers et sage-femmes de l'Hôpital de Sindou prescripteurs d'examens
biologiques.
- Trop peu de discussions sur les différentes analyses, leur intérêt et
leurs limites avec le Dr. Ouedraogo, pas de temps suffisant pour le suivre
pendant son tour quotidiens des malades hospitalisés ou pendant ses
consultations et ainsi mieux cerner les pathologies et problèmes auxquels
il est confronté.
- Contacts trop limités avec le Dr. Bassane, Directeur Régional de la
Santé de la région de Banfora, aucun contacts avec les Médecins-chef et
Directeur Régional de la région de Bobo-Dioulasso (5 districts contigus au
district de Sindou)
- Pas de suivi rapproché après l'action, peu de contact avec l'Hôpital de
Sindou (essentiellement du à l'éloignement et aux faibles moyens de
communication).
Niveau matériel
- Certains consommables n'ont pas été apporté en quantité suffisante :
lames et lamelles entre autre
- Pas assez de gants, de Javel et de désinfectants.
- Apport d'un microscope monoculaire, moins pratique qu'un binoculaire lors
de longues séances d'observation.
- Apport d'un seul type de cellule de comptage (Nageotte). Il aurait fallu
aussi apporter des cellules de type Neubauer, Thoma ou Malassez.
- Nous n'avons pas apporté d'autoclave car il y en avait un à l'Hôpital.
L'augmentation du volume d'analyses entraîne une augmentation du volume du
matériel à stériliser. De plus, l'ouverture du bloc opératoire a
augmenté ce phénomène. Il faudra donc doter l'Hôpital de Sindou d'un
deuxième autoclave.
Niveau humain
- Pas assez de temps nécessaire à la création des contacts humains
permettant une meilleure entente dans le travail, une meilleure
compréhension des attentes et des besoins.
- Pas ou peu de temps à consacrer aux malades, même pendant les
prélèvements ou l'attente des résultats, toutes les attentions étant
reportées sur la formation du technicien.