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UTILISATION DU MICROSCOPE |
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Réglage d'un microscope traditionnel, d'un microscope à contraste de phase ou d'un microscope à fluorescence.
Le microscope est l'élément clef du laboratoire, celui grâce à qui nous pouvons réaliser 80% des analyses médicales. Il doit être de bonne qualité, l'argent investi dans un bon microscope n'est pas de l'argent perdu, un microscope de qualité bien entretenu et bien stocké peut être opérationnel pendant 30 ans. Préférer un microscope mixte électrique et solaire, si possible binoculaire. Il doit impérativement être accompagné des objectifs 4, 10, 40 et 100 à immersion.
Description du microscope :
![[microscope]](microscope.gif)
Entretien du microscope :
Ce qu'il ne faut pas faire :
Annexe : Microscopes utilisés à Sindou
Deux
types de microscopes :
1-
Microscope
traditionnel, ou réel
L’objectif
projette une image réelle intermédiaire dans le tube. L’oculaire fonctionne
comme une loupe qui va créer une image réelle par le système oculaire /
cristallin / rétine. Il y a toutefois des contraintes à ce type de microscope.
Si on insère un élément dans le trajet optique, on va modifier ce trajet donc
la place de l'image donnée par l'objectif (par exemple en cas de microscopie à
fluorescence, on interpose les systèmes de filtres et de miroir).
Le réticule est un petit réseau qui, sur certains
modèles, peut être inséré à l’endroit de formation de l’image réelle.
Ce petit réseau sert à régler la mise au point, ensuite on pourra voir l’image
réelle se former au niveau du réseau. Ceci est essentiellement utilisé en
microphotographie. Les optiques des systèmes réels sont de plus en plus
difficiles à trouver.
2- Microscope
« à l’infini »
Ce
sont les microscopes modernes actuels. L’objectif projette une image réelle
à l’infini (faisceaux parallèles). L’oculaire est une simple lentille de
Galilée.
L’image se forme à l’infini, il n’y a donc plus de variation de la place
de l’objet si on intercale des compléments optiques dans le trajet des
rayons.
On parle de grandissement lors d’une image réelle et de grossissement lors d’une image virtuelle (par exemple une loupe).
REGLAGE DU MICROSCOPE TRADITIONNEL
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Note :
seuls les microscopes évolués peuvent être réglés complètement Buts du
réglage : 1.
Utiliser toute la lumière nécessaire (pour avoir une image la
plus lumineuse possible) mais seulement la lumière nécessaire (sinon on
perd du contraste), c’est à dire diminuer la réflexion de la lumière
dans le tube 2.
Aligner les centres optiques des lentilles Ci-contre,
on trouve le schéma du circuit lumineux dans un microscope traditionnel |
Ceci
ne comprend pas le ou les renvois ou miroirs (oculaires inclinés à environ
45°) qui peuvent se trouver dans un microscope.
Note : les diaphragmes ne sont pas faits pour limiter la quantité de lumière. Pour ceci, on dispose d’un potentiomètre ou de filtres.
Ne pas oublier qu'avant tout réglage, il
faut nettoyer soigneusement tous les éléments optiques accessibles. L'eau et
la savon sont des moyens sans risque pour le matériel et efficace si appliqués
soigneusement. On utilise pour frotter des papiers spéciaux pour optique (non
abrasifs) ou des chiffons de coton lavés de nombreuses fois pour ne plus
pelucher.
En
théorie :
1.
L’image du diaphragme de champ doit se projeter au niveau de l’objet.
On joue donc sur la hauteur du condenseur. On utilise souvent une butée haute
réglable, le plaçant correctement.
2.
L’image du diaphragme d’ouverture doit se projeter au niveau du champ
arrière de l’objectif. On retire l’oculaire, on le remplace par un oculaire
de mise au point (ou à défaut à l’œil) pour effectuer le réglage.
3.
L’image réelle de l’objet doit se trouver sur le plan du réticule.
On règle la distance entre les deux oculaires (qui modifie la distance
optique), puis une éventuelle amétropie sur un œil.
En
pratique :
1.
Ouvrir au maximum les deux diaphragmes
2.
Déposer une trace de feutre ou de pointe diamant sur une lame
3.
Choisir l’objectif qui sera optimisé pour le réglage (généralement
X20 ou X 40), en effet, au bout d’un moment d’utilisation, la tourelle n’est
plus identique pour tous les objectifs, on optimise donc le réglage pour l’un
d’entre eux.
4.
Fermer le diaphragme de champ. On doit ensuite mettre au point l’image
du diaphragme puis centrer le condensateur :
- mise au
point de l’image : réglage du condensateur en hauteur
- centrage du condensateur grâce aux deux petites vis, allant en contre
poussée sur un ressort.
On appelle
cela le réglage de Kohler. On a une image au point et qui occupe tout
le champ.
5.
Enlever un des oculaires, placer l’oculaire accessoire (ou à défaut
à l’œil)
6.
Fermer le diaphragme d’ouverture, le rouvrir progressivement. On
observe une image qui grossit. Lorsqu’elle arrête de grandir, on s’arrête.
En fait, le diaphragme est généralement ouvert entre 1/5 et ¼ de son
ouverture complète.
7.
Remettre l’oculaire. Le microscope est réglé.
Si
on passe à un grossissement plus fort (X 100 immersion), l’ouverture de l’objectif
est plus petite, et pourtant, on ferme un peu le diaphragme ! En fait, le
champ observé est plus petit et, pour obtenir un meilleur contraste (moins de
réflexions parasites), on ferme le diaphragme.
Dans
ces microscopes, on remplace le diaphragme d’ouverture par une lame de verre
noir sur lequel est gravé un cercle transparent donc lumineux (schéma, à
droite).
On
utilise des objectifs spéciaux, notés Ph (pour phase) sur le côté. Sur le
plan arrière de l’objectif se trouve un anneau (schéma, à gauche, vue en
coupe) dont l'épaisseur correspond à ¼ de la longueur d’onde de la raie
jaune du sodium . La phase est donc décalée.
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Réglage
du microscope : Le
but est de projeter l’image du cercle sur l’anneau. Tout d’abord, l’association
entre l’anneau de phase et l’objectif doit être cohérente : les
objectifs sont notés Ph 1, 2 ou 3. De même, la tourelle située sous le
condenseur doit être placée sur le même numéro (choix de la lame
produisant l’anneau lumineux). |
Ensuite,
on aligne les systèmes en calant l’image de l’anneau sur l'image du plan
arrière de l’objectif en agissant sur le réglage propre de l'anneau de phase
(même type de réglage que pour le réglage de la position horizontale du
condensateur : 2 vis et une contre poussée).
Les
microscopes à fluorescence peuvent être dangereux pour les yeux (risque de
conjonctivite des neiges), spécialement si le système d’éclairage est
direct (même trajet optique que la lumière de l'éclairage classique).
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Actuellement
on n'utilise plus que les systèmes épiscopiques où le faisceau d'UV
incident passe par l'objectif d'observation (il joue, pour les UV, le
rôle de condenseur). Légende : 1.
miroir réglable par 3 vis (cf condenseur) 2.
source lumineuse (arc électrique) 3.
diaphragme optionnel 4.
lentille L 5.
miroir de renvoi 6.
objectif, il joue aussi le rôle de condenseur (l’intensité
lumineuse est donc très forte) 7.
lame et lamelle 8.
arc très brillant (vient de l’arc lui même) 9.
image réelle de l’arc (provient du miroir) 10.
filtres 11.
oculaire d’observation |
But du
réglage :
La
lumière doit éclairer tout le champ arrière de l’objectif, mais pas plus.
Le problème vient de l’étroitesse de l’arc électrique, ce qui peut
conduire à n’observer la fluorescence éventuelle que sur la moitié du
champ. On procède donc à différents réglages :
1.
sens de la lampe dans son support (attention à la soudure ou à une
éventuelle zone argentée)
2. réglage du miroir concave et de l'arc. Cette opération peut être longue, attention à ne pas le dérégler par la suite
Réglage
proprement dit :
1.
Utiliser une zone de la tourelle sans objectif, ou retirer un objectif
2.
Placer une carte de visite (ou un carton blanc) à la place de la lame
3.
Régler la lentille L de manière à voir l’image de l’arc sur la
carte (8 sur la figure)
4.
Régler très doucement
le miroir (risque de perte de l’image si trop brutal) afin d’obtenir deux
images côte à côte de l’arc (9 sur la figure). On obtient ainsi un
éclairage homogène de tout le champ.
5.
On peut aussi utiliser le diaphragme optionnel
6.
Remettre l’objectif, placer une lame pour fluorescence (fond rouge avec
des puits transparents). Faire la mise au point sur le rouge : la
fluorescence doit être bien homogène et couvrir tout le champ.
Les
préparations doivent être regardées rapidement : il y a une diminution très
significative de la fluorescence avec le temps. Attention aux tampons
spontanément fluorescents (tampons glycérinés standard entre autre).
Attention aussi à l’huile à immersion spontanément fluorescente.
Généralement,
on adapte son microscope à fluorescence au travail que l’on va y effectuer
grâce à un système de filtres (n° 10 sur le schéma).
Ces filtres sont des systèmes comprenant dans l’ordre :
-
un limiteur de longueur d’onde d’excitation
-
un miroir réfléchissant totalement les UV, et totalement perméable à
la lumière visible
-
un filtre de réduction du rayonnement UV, qui laisse passer la
fluorescence (pour pouvoir l’observer)
Ce système limiteur / filtre fonctionne en couple, optimisé pour un fluorochrome. Le système le plus utilisé s’appelle ITCF pour isothiocyanate de fluoresceïne. Ce système est valable pour l' isothiocyanate de fluoresceïne, l’auramine, l’acridine orange et la rhodamine.