|
PRÉLÈVEMENT DE SELLES |
|
Préalable :
A effectuer de préférence dans les toilettes du laboratoire sinon apporter le récipient rapidement, enveloppé
dans du papier ou du tissu pour éviter le refroidissement. Le prélèvement
doit être fait avant la prise de médicaments et en évitant
la prise de laxatifs.
Matériel nécessaire
:
Un pot à coproculture ou à
défaut un pot de yaourt bien propre. Dans certains pays comme dans le sud
du Cameroun, on utilise avantageusement une partie de feuille de bananier ou de macabo, propre
et lisse, que l'on plie
ensuite puis que l'on noue avec un brin de raphia.
Mode opératoire :
Recueillir toutes les selles, les classer en différentes catégories :
Noter la présence éventuelle
de mucus, de sang, de pus.
Les selles trop dures seront difficiles
à analyser, on ne retrouve pas de formes végétatives
de protozoaires, il faut mettre en suspension les matières fécales
pour rechercher kystes et œufs, ce qui est long.
Les selles trop liquides diluent les éléments
parasitaires, il faut donc tout d'abord centrifuger le liquide pour le
concentrer, comme pour la technique du culot
urinaire.
Désinfection du matériel :
On peut se reporter aux chapitres d'hygiène
et de sécurité.
Les selles doivent être jetées
après avoir été décontaminées par de
l'eau de javel ajoutée dans le pot de selles.
Le matériel à usage unique
doit être plongé dans de l'eau de javel avant destruction
(penser à séparer lame et lamelle pour récupérer la lame, si on
en manque).