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DIAGNOSTIC D'UNE MICROSPORIDIOSE |
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Les principaux représentants des
microsporidies sont Enterocytozoon bieneusi et Septata intestinalis. Ces
protozoaires ont pris une importance considérable dans l'étiologie
des diarrhées des personnes VIH positives (15-30 % des diarrhées).
Le cycle se déroule dans les entérocytes
et aboutit à la libération de spores dans les selles. Septata
intestinalis est retrouvé dans les macrophages, ce qui explique
la possibilité de formes disséminées.
Clinique :
Diarrhée récurrente chez l'immunodéprimé.
Prélèvement, traitement du prélèvement :
Pratiquer un prélèvement
de selles et réaliser une suspension de cette selle en en diluant
un volume dans 2 volumes de formol à 10 %. Étaler ensuite, en plusieurs
fois s'il le faut, le maximum de cette suspension (au moins 5 ml) sur une
lame et laisser sécher. Pratiquer ensuite une coloration de
Weber.
On peut aussi colorer les microsporidies
par la coloration de Giemsa, mais elle est plutôt réservée
aux biopsies de muqueuse intestinale.
Examen direct :
Coloration de Weber
Observation de la lame colorée à l'objectif 100 pendant au moins 10 minutes. On recherche des spores ovoïdes, de 0.9 à 1.5 µm de diamètre, colorées en rouge-rosé, très réfringentes, avec un renforcement de la coloration en bande centrale ou diagonale et une vacuole.
Coloration de Giemsa
Techniquement, on détecte les spores par leur réfringence puis on regarde la taille, la forme, le renforcement de leur coloration et la présence d'une vacuole. Diagnostic différentiel avec des bactéries prenant le colorant, qui sont de forme régulière, non réfringentes, de coloration uniforme et moins intenses que les microsporidies.
Traitement :
Il n'existe pas pour l'heure de traitement réellement efficace. On utilise le métronidazole (1.5 g/j) ou l'albendazole (0.8 g/j).