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DIAGNOSTIC D'UNE LEISHMANIOSE |
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La forme cutanéo-muqueuse américaine (espundia) est cliniquement très caractéristique(délabrements faciaux surinfectés) et ne nécessite pas d'examens complémentaires biologiques autres que pour les surinfections. Le traitement est à débuter de toute urgence, c'est le même que pour les formes viscérales.
LEISHMANIOSE CUTANÉE
Épidémiologie : Protozoose cutanée due à Leishmania tropica,
encore appelée bouton d'Orient.
Même cycle que pour les leishmanioses viscérales à la différence près que
ce sont les cellules réticulo-endothéliales de la peau qui sont ici visées.
Clinique
:
Nodules cutanés multiples
Commence par l'apparition d'une papule rouge indolore sur la peau au niveau
des zones découvertes. La papule s'indure puis s'ulcère en se recouvrant d'une
croûte.
Il existe 3 types de lésions :
Évolution sans traitement : la lésion guérit d'elle-même laissant une
grosse cicatrice, pouvant être évitée par le traitement (surtout pour le
visage).
Le but du diagnostic biologique est de faire la différence avec un furoncle, un
impétigo, un ulcère vasculaire ou lépreux.
Zone d'endémie :
Prélèvement :
Traitement
du prélèvement :
Forme amastigote
Coloration des lames au Giemsa,
observation objectif 100 à immersion pendant au moins dix minutes par lames.
Les formes amastigotes sont surtout intracellulaires.![[Leishmanies sur frottis]](leishmanie-frottis-photo.jpg)
Examen
direct :
Trypanosomes sur un frottis
Les lésions récentes contiennent plus de leishmanies que les lésions anciennes. Dans les lésions surinfectées, on ne les retrouve pas : il faut tout d'abord éliminer l'infection puis refaire le prélèvement.
Pathologies habituellement associées :
Pathologies liées aux piqûres d'insectes, variables suivant le lieu : paludisme, filarioses, trypanosomiases ...
Traitement habituel / contrôles d'efficacité :
DIAGNOSTIC D'UNE LEISHMANIOSE VISCÉRALE
Épidémiologie : aussi appelée Kala-azar
Réticulo-endothéliose parasitaire liée au développement d'un protozoaire flagellé dans le système réticulo-histiocytaire : Leishmania donovani.
Cycle : piqûre de l'homme ou du chien par un phlébotome : injection de la forme promastigote flagellée, se développant chez l'homme sous forme amastigote, qui contaminera un phlébotome lors d'une nouvelle piqûre.
Clinique : diagnostic clinique difficile.
De plus, le parasite peut rester quiescent pendant de longues années avant de se réveiller, lors de problèmes ou d'immunodépression surajoutée. Il s'agit donc d'une maladie opportuniste, retrouvée fréquemment en complication d'un SIDA.
On note les signes généraux d'une hémopathie : pâleur, fièvre,
adénopathies, hépato-splénomégalie. La fièvre due à une leishmaniose est
très variable d'un jour à l'autre et même dans la même journée.
Sans traitement, évolution constamment mortelle.
Zone d'endémie :
Prélèvement :
Pratiquer un myélogramme. Comme pour la ponction lombaire, c'est un acte strictement médical réservé à un personnel averti. Beaucoup plus rarement, on pratiquera un prélèvement de ganglion que l'on étalera.
Traitement du prélèvement :
Le prélèvement doit ramener des grains médullaires. Procéder
ensuite à un étalement
fin, un séchage soigneux et à une coloration
de Giemsa.
Observer ensuite les lames pendant au moins dix minutes à l'objectif 100 et à
l'immersion. L'observateur doit être bien exercé pour reconnaître à coup sur
les formes amastigotes, très petites 2-4 µm. On peut se reporter aux
photographies des formes amastigotes de leishmaniose cutanée.
Après traitement, les leishmanies disparaissent de la moelle après 3 semaines,
la normalisation de la numération prend 6-8 semaines.
Examens complémentaires :
Pathologies habituellement associées :
Pathologies liées aux piqûres d'insectes, variables suivant le lieu : paludisme, filarioses, trypanosomiases ...
Traitement habituel / contrôles d'efficacité :
Le traitement est primordial, il est conseillé de l'instaurer en milieu surveillé (hôpital, dispensaire).