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STÉRILISATION A LA VAPEUR DU MATÉRIEL |
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Le but de la stérilisation d'un objet est la destruction ou l'inactivation irréversible de tous les micro-organismes qui se trouvent dans ou sur cet objet. Dans ou sur un objet stérilisé, aucun germe ne peut donc plus être décelé : il est stérile.
Étant donné qu'un objet stérile peut être contaminé par contact avec le milieu extérieur, une première exigence est de conditionner l'objet avant stérilisation.
Ce n'est qu'au moment de son utilisation qu'il peut être déballé de manière aseptique. Le conditionnement et le mode de conservation du matériel stérile font intégralement partie de la stérilisation.
L'efficacité d'un procédé de stérilisation dépend également de la contamination initiale. Si le matériel à stériliser est fortement contaminé, la stérilité ne peut être garantie.
La désinfection à la
Javel puis le nettoyage du matériel avant emballage permettent de réduire la contamination initiale.
La stérilisation ne se limite donc manifestement pas à un simple traitement dans un stérilisateur. D'autres éléments, tels que le nettoyage préalable et l'emballage, doivent
donc également entrer en ligne de compte.
On peut stériliser par la chaleur humide : autoclave (ou cocotte-minute), ou par la chaleur sèche : four de type Poupinel. La stérilisation par la chaleur humide donne de meilleur résultats, est plus rapide, se contente d'une source de chaleur au gaz (les fours sont électriques) et consomme moins d'énergie. C'est donc ce procédé que nous conseillons.
STÉRILISATION PAR LA CHALEUR HUMIDE
Introduction :
La stérilisation à la chaleur humide au moyen de vapeur saturée et sous pression constitue le procédé de stérilisation le plus fiable et le plus facile à contrôler La stérilisation à la vapeur sous pression représente donc le premier choix pour le matériel qui résiste aux températures et pressions élevées, aux brusques changements de pression et à l'humidité.
Principe
Le matériel à stériliser est exposé à l'action de la vapeur d'eau saturée et sous pression à des paramètres temps/température déterminés. les objets à stériliser peuvent être placés sur des grilles, plaques perforées ou dans des conteneurs
perméables à la vapeur, pourvus le cas échéant de matériaux absorbants.
Mode opératoire :
Le matériel à stériliser doit tout d'abord être emballé. On utilise normalement des boîtes en inox à volets. A défaut, on utilise du papier. Le papier peut être utilisé sous forme de feuilles ou sous forme de sachets. Le meilleur papier est le papier journal vierge (voir avec les quotidiens locaux pour l'approvisionnement).
Le conditionnement doit être perméable à l'air et à la vapeur. La fonction de protection du conditionnement et le séchage du matériel ne peuvent être compromis par la condensation.
La stérilisation de tubes en verre de 15 ml (contenant 5 ml d'eau ou de sérum physiologique) ne nécessite pas d'emballage. après avoir désinfecté puis rincé
soigneusement les tubes, les remplir près du bec Bunsen de 5 ml d'eau déjà filtrée ou de 5 ml de sérum physiologique (préparé avec 1 litre d'eau filtrée et 9 grammes de sel). Flamber les cols puis les bouchons. Boucher les tubes
sans les visser à fond (l'air doit pouvoir circuler pour éviter une surpression qui ferait exploser les tubes). Les placer verticalement bouchon en haut dans un panier en métal puis dans
l'autoclave (à défaut d'un autoclave, on prend une Cocotte-minute, il existe cependant des petits autoclaves
8 litres avec manomètre de
contrôle de la pression à 2000 FF).
Stérilisation proprement dite :
Attention, la durée de 20 minutes est le temps suffisant, à 120°C, pour détruire les spores bactériennes. Encore faut-il que cette température soit obtenue au contact de la spore. Il faudra donc augmenter le temps d'autoclavage si le produit à stériliser est massif (gélose en flacon par exemple) ou isolant (blouses chirurgicales pliées par exemple). De plus, en altitude, il faudra tenir compte de la moindre pression atmosphérique pour obtenir la pression d'autoclavage.
Pour contrôler le processus on peut utiliser des étiquettes dont l'encre vire de couleur à certaines températures. On peut ainsi savoir à quelle température est soumis l'intérieur de la cocotte et en tirer le temps de contact. Par la suite, on peut placer des indicateurs de stérilisation, sorte de scotch à découper que l'on place à 2 ou 3 endroits différents dans la cocotte et qui serviront par leur virage à valider la stérilisation.
Si vous possédez un autoclave, le temps d'application est théoriquement de 20 minutes pour une température de 121°C, qui correspond à une surpression de 100 KPa. Le temps passe à 10 minutes pour une température de 134°C.
Pour les agents non conventionnels (prion de l'ESB), on conseille 20 minutes à 134 °C
Procéder ensuite au rangement du matériel stérilisé:
La conservation du matériel stérilisé est primordiale pour garantir une stérilité constante dans le temps.
Lorsque l'on sort les boîtes de la cocotte, il est conseillé de mettre un petit bout de scotch coloré dessus pour écrire au marqueur indélébile la date de la stérilisation.
Les boîtes sont ensuite stockées dans une boîte en inox de grande taille, désinfectée à la Javel puis rincée. Cette boîte fermée sera placée dans l'armoire du laboratoire, à l'abri de l'air et de la lumière. Il est déconseillé d'utiliser des produits ou matériels stérilisés après plus de 3
mois de stockage.
Les tubes d'eau et de sérum physiologique sont conservés dans un petit carton à l'abri de la lumière. L'apparition d'un trouble dans un tube entraînera le rejet de son utilisation. Attention, les tubes stérilisés le même jour dans les mêmes conditions risquent de ne pas être stériles eux aussi.